La première chose que je regarde chez un homme (Never been loved)



Depuis toujours, la première chose que je regarde chez un homme, c’est sa femme.

On peut apprendre tellement de choses sur un homme en observant quel genre de femme il s’est choisi, comment il parle de sa femme, quel rapport il a avec elle et à travers elle, avec les femmes en général.

Il y a les hommes qui parlent de leur femme avec une admiration sincère. Il y a ceux qui en parlent avec détachement comme d’une personne avec qui ils partagent juste leur vie, et des enfants, depuis plus ou moins longtemps. Il y a ceux qui pensent que toutes les femmes sont folles, mais qui s’en choisissent quand même une parce qu’il faut bien. Ces dernières années, j’avais découvert ceux qui cochent une case, ceux qui se marient en se disant “elle est jolie, elle n’a pas l’air trop chiante, ça ira.”

J’ai cette idée, depuis toujours, que les grands hommes se choisissent des femmes qui ont les moyens intellectuels et la force de caractère pour leur tenir tête, pour enrichir leur réflexion, pour l’ancrer dans le réel aussi, même si, à partir de là, il y a évidemment plusieurs variantes dans les épouses d’hommes de pouvoir.

Des gens me disent parfois qu’on s’en fout de savoir si tel ou tel dirigeant a des bons rapports avec sa femme. Et je vous répondrais qu’on ne s’en fout pas du tout, au contraire. La femme d’un tel homme, potentiellement, c’est sa première conseillère. Les femmes, pour ces hommes, c’est l’altérité dans sa forme la plus basique. C’est très intéressant de regarder le rapport de ces hommes aux femmes en général et à la première d’entre elles, parce qu’il renseigne sur leur rapport à l’altérité.

Autant vous dire que quand j’ai commencé à m’intéresser aux dirigeants des pays arabes pour essayer de m’en trouver un que j’aurais envie de servir, j’ai fait exactement comme d’habitude, j’ai regardé leurs femmes.

Autant vous dire que dans la région du monde où je vis, il n’y a pas grand-chose à regarder. Les femmes de dignitaires arabes qui ont des existences publiques sont de plus en plus nombreuses mais il reste quand même beaucoup de territoires, et pas des moindres, sans première dame apparente. 

Au Moyen-Orient, à ma connaissance, il n’y a guère que quatre premières dames qui existent médiatiquement (j’exclus Israel) : la Sheikha Moza au Qatar (techniquement, elle n’est plus première dame depuis que son mari, Sheikh Hamad a cédé la place à leur fils Sheikh Tamim, mais elle reste une figure importante), la reine Rania en Jordanie, Asma Al Assad en Syrie et la princesse Haya à Dubai.

Qui peut nier ce que ces femmes ont apporté au territoire dont elles sont la première dame, chacune à leur manière ? La Sheikha Moza n’est certes pas très populaire avec les Qataris, mais elle a contribué à faire exister son pays sur la scène mondiale et elle est une icone et un modèle pour beaucoup de femmes dans le monde arabe. La reine Rania est elle très appréciée à la fois en Jordanie et dans le monde. La princesse Haya, qui est la demi-soeur du roi Abdallah de Jordanie, fait elle dans le registre de la mère de famille presqu’ordinaire qui va chercher ses enfants à l’école. On l’a vue récemment essayer d’intervenir sur le dossier de la belle-fille Latifa en invitant Mary Robinson, pas sur qu’on l’y reprenne de si tôt. Quant à Asma Al Assad, son existence a fait passer son mari pour un moderne, un réformateur. Plus dure a été la chute...

Indépendamment du style propre à chacune, ces femmes renvoient l’image de ce qui est désormais perçu, au moins en Occident, comme la normalité. Même dans le Golfe, où les hommes ont parfois plusieurs femmes, les jeunes aspirent à n’en avoir qu’une (la vie complique parfois la donne par la suite). Chez les moins jeunes, il y a différents schémas type, mais l’existence d’une sorte de harem comme le roi Abdulaziz a peu avoir avec des femmes nombreuses, parmi lesquelles plusieurs étaient importantes, ce schéma-là semble un peu être tombé en désuétude.

Il me semble qu’inconsciemment la présence visible d’une femme aux côtés d’un dirigeant arabe, rassure. C’est bête mais en voyant un homme seul, on est plus enclin à projeter le préjugé d’un macho de la pire espèce qu’en voyant un homme traitant sa femme comme une égale.

MBS aurait été bien inspiré ces derniers mois d’avoir une femme visible à ses côtés. On se souvient d’Hillary Clinton pendant le Monicagate, d’Anne Sinclair pendant l’affaire DSK. Il me semble que leur présence aux côtés de leur mari ont attenué un poil les critiques. Il me semble qu’on aurait eu plus de retenue, plus de scrupules à accuser MBS d’être un assassin si on avait du pour ça affronter le regard de sa femme et ses démentis.

MBS a une femme, il n’en a qu’une. Dans l’une de ses premières interviews, il a évoqué ses relations avec elle et le fait qu’il s’en remettait entièrement à elle pour l’éducation de leurs quatre enfants. Il avait aussi évoqué le fait que sa femme se plaignait cependant de son niveau d’exigence, ça m’avait fait sourire, cette remarque, ça me l’avait rendu sympathique qu’il révèle cette anecdote.

Il a aussi évoqué sa femme lors de sa visite à Paris au printemps dernier. Interrogé par une journaliste qui faisait la comparaison avec Lalla Salma qui apparut publiquement aux côtés de Mohamed VI après leur mariage, MBS a répondu avec une certaine sensibilité que sa femme ne souhaitait pas avoir une existence publique. Il indiquait aussi que lui et sa femme souhaitaient que leurs 4 enfants puissent avoir une existence normale. Je trouvais que c’était tout à son honneur. Il respecte ce choix qui ne doit pourtant guère l’arranger politiquement.

On a vu ces dernières semaines leur fils aîné de 9 ans, Salman, l’accompagner au grand prix de Formula E de Ad-Diriyah, une photo a filtré. Compte tenu des circonstances, c’est un choix osé, peut-être un acte politique pour montrer que la confiance est revenue. Mais je pense plutôt qu’il s’agit d’un acte personnel, celui d’un père qui, entre sa tournée arabe et le G20, n’a pas du voir ses enfants beaucoup ces dernières semaines.

Le problème aussi, c’est que lorsque ces femmes n’ont pas d’existence publique, c’est plus difficile d’observer le rapport de ces hommes à leur(s) femme(s). MBS a beau parler des femmes à CBS, du fait que selon le Coran, les femmes doivent comme les hommes s’habiller modestement, mais que c’est à chacune de décider comment elle conçoit cette modestie, tout ça c’est très bien, mais disons qu’on aimerait quand même voir le voir avec sa femme, juste pour voir.

Il faut dire que la femme de MBS est sa cousine et que plus généralement, parmi ces femmes invisibles, il me semble avoir une surreprésentation des cousines (si on m’avait dit qu’un jour, je m’intéresserais à la représentation des cousines parmi les épouses des dirigeants arabes...) Les cousines, ce sont des princesses élevées comme telles. On les épouse à 20 ans, on leur fait des enfants, elles ne travaillent généralement pas et à moins d’avoir une volonté de fer, elles ne font sans doute pas d’études. Elles peuvent être des femmes très intelligentes, mais sans doute pas le meilleur potentiel pour aller au charbon, à parler dans les médias. Car pour ça, il faut quand même avoir une grande confiance en soi.

La Sheikha Moza du Qatar n’est pas une cousine mais elle a un profil similaire pour le reste. Elle a épousé Sheikh Hamad à 18 ans et elle a eu 7 enfants. Mais elle a fait des études sans doute parce qu’elle a une détermination assez incroyable. Et il faut bien voir le courage qu’il faut (ou sinon l’inconscience) lorsqu’on n’est aux yeux du monde, rien d’autre que la reine d’un royaume de chameliers pour prendre le micro à New York, à Paris et ailleurs, et se dire qu’on va avoir quelque chose d’intéressant à dire à l’auditoire. Elle a du essuyer les sarcasmes plus d’une fois, la Sheikha. On peut dire ce qu’on veut, le courage de cette femme force l’admiration.

Je sais bien que sur le papier, ces épouses qu’on ne voit jamais, qui n’existent même pas en photo, elles peuvent quand même avoir une influence. On sait que certaines épouses du roi Abdulaziz avaient une influence politique. Mais de nos jours, il me semble qu’une épouse qui aurait une influence politique, elle se montrerait, pour défendre ses convictions ou au moins, pour soutenir son mari. Les Arabes ne peuvent pas ignorer qu’une épouse visible c’est vu en Occident comme une preuve de modernité. MBS a sans aucun doute essayé de convaincre sa femme d’apparaître à ses côtés, mais elle a, semble-t-il, tenu bon dans son souci de ne pas sortir de l’ombre.

Il y a bien une chose aussi qui est un peu spécifique au monde arabe, c’est l’insistance qu’ont les gens parfois à insister sur le fait que tel ou tel mariage est un mariage d’amour. J’ai remarqué en particulier à quel point les gens insistent sur le fait que le roi Salman est amoureux de la mère de MBS, Fahda Al Hithalayn. Il me semble que, par contraste, ça en dit long sur tous ces mariages, la majorité des mariages en réalité, dont on ne dit rien de particulier...

Car dans cet optique, il ne faut pas tomber dans certains pièges consistant pour l’essentiel à occidentaliser le comportement de ces hommes qui ne sont pas des Occidentaux et qui en sont même souvent très loin.

L’un des pièges dans lequel il ne faut à mon avis pas tomber c’est celui de penser que la présence d’enfants, parfois nombreux, signifie quelque chose sur l’intimité émotionnelle et intellectuelle d’un couple, sans compter que le concept même de famille nombreuse n’a pas les mêmes seuils qu’en Europe. Comme me faisait remarquer un Saoudien récemment, quatre enfants en Arabie Saoudite, c’est peu.

Les choses sans doute sont en train de changer, mais au Moyen-Orient, plus qu’ailleurs, le couple ne se justifie que par l’arrivée d’enfants. L’idée qu’un couple puisse se suffire à lui-même, cette idée est ici très, très marginale.

Plusieurs fois, ça m’a frappée, des gens m’ont fait remarqué que Mohamed bin Nayef, l’ancien prince héritier, n’avait que deux enfants de la même femme qui plus est. Pour certains, c’est une chose positive, la preuve que cet homme n’a pas cédé à la pression sociale. Pour d’autres, ça le met à part, pour ne pas dire que ça le rend suspect, en tout cas pour quelqu’un de son age et qui a une femme saoudienne.

L’autre piège c’est de penser que le fait d’avoir une seule femme, c’est une preuve de modernité. Le fait de n’avoir qu’une seule femme pour ces Musulmans qui ont le droit et les moyens d’en avoir plusieurs, c’est parfois, à mon avis, tout autre chose.

Nos réflexes culturels font qu’on a vite tendance à mettre du romantisme là où il n’y en a peut-être pas ou pas tellement. On a, à mon avis, une vision assez caricaturale de la polygamie, et par extension, de la monogamie de certains.

Dans cette partie du monde, pour un certain nombre d’hommes, avoir une épouse c’est un mal nécessaire, un point de passage obligé, la façon la plus facile et la seule façon “honnête” d’assouvir ses besoins sexuels de manière régulière, une obligation pour faire plaisir à beaucoup de parents, une obligation sauf à vouloir passer pour un original qu’on irait immanquablement soupçonner d’homosexualité (ce qui dans cette partie du monde serait un problème).

Mais j’ai le sentiment que pour certains hommes, pour le dire clairement, les femmes sont des emmerdes, qu’il faut en avoir une pour ne pas être seul et qu’à choisir, il vaut mieux, autant que possible, se limiter à une. Une femme, un ensemble d’emmerdes, deux femmes, deux ensembles d’emmerdes avec potentiellement, un effet cocktail.

Lorsqu’on vit ici, on entend régulièrement parler de ces fameuses “secret wives”, celles qu’en France, on appellerait simplement des maîtresses, des femmes qui vivent des existences cachées avec un homme qui a une famille par ailleurs. La polygamie, c’est quand même souvent simplement ça.

Dans la jeune génération, les choses changent un peu, on observe chez certains un refus quasi obstiné de se plier à l’obligation du mariage, quitte à tomber peut être dans le travers inverse, quitte à accepter l’existence de rumeurs.

Mais en tout cas il ne faut pas croire qu’un homme qui a une seule femme c’est nécessairement une preuve de modernité, de bonheur ou d’équilibre.

Le roi Abdallah de Jordanie n’a qu’une seule femme, la reine Rania, et lui effectivement donne l’impression d’un équilibre (ou alors il maitrise mieux sa communication que d’autres). Rania, il faut dire, n’est pas sa cousine. Il l’a rencontrée au cours d’un dîner et il est tombée immédiatement sous le charme de cette Palestinienne qui a grandi au Koweït.

Il faut dire, on le sait trop peu, la mère du roi Abdallah est une anglaise, Antoinette Gardiner, qui est tombée amoureuse du roi Hussein et lui a donné 4 enfants. Même si Antoinette et Hussein ont par la suite divorcé j’ai la faiblesse de penser que cette maman anglaise a peut-être donné au futur roi Abdallah une conception très européenne des choses, le grand amour, l’importance de trouver une femme pour la vie, le mettant sans doute à l’abri de l’idée d’épouser une cousine par facilité.

Mais à l’inverse le jeune émir du Qatar, Sheikh Tamim, a trois femmes (la première est une cousine éloignée), plusieurs enfants avec chacune, des naissances entremêlées et pourtant, il donne plutôt l’impression d’une modernité et même d’un équilibre.

L’idée qu’un mariage est une acte politique pour créer des alliances s’est un peu évanouie dans la nature, modernité oblige. Elle prévalait autrefois, elle a prévalu aux trois mariages de l’ancien Sheikh du Qatar (Sheikha Moza, sa deuxième épouse, est la fille de l’opposant réformiste Nasser Al Missned et ce n’était pas, au début en tout cas, un mariage d’amour). Elle a prévalu, peut-être aux différents mariages, du roi du Bahrein dont les épouses se caractérisent par le fait qu’elles sont les filles de quelqu’un. Mais dans la jeune génération, nulle trace de ces mariages d’alliance. C’est sans doute bon signe, il me semble y voir la preuve que pour les pères, leurs filles ne sont pas de simples pions qu’on peut marier à tel homme ou à tel autre, au gré des besoins politiques.

Ce qui frappe aussi c’est la rareté des épouses étrangères, non-arabes en tout cas. Ca fait des décennies que des Occidentaux, des Indiens, des Pakistanais vivent dans le Golfe et pourtant, dans les familles royales, cette présence est quasi invisible. Sheikh Mohamed à Dubai a officiellement une femme grecque, mais elle n’a à ma connaissance aucune existence publique.

En vérité, je crois que ca ferait beaucoup de bien aux pays du Golfe, si un des dirigeants trouvait sa Meghan Markle ou sa Grace Kelly, selon la génération dans laquelle on se place. Je ne sais pas s’ils la cherchent, ça m’étonnerait. Ça ne résoudrait pas tous les problèmes, mais un temps au moins, on parlerait du Moyen Orient autrement.

Parfois j’imagine ce que ça aurait changé si Caroline de Monaco avait épousé MBZ plutôt que d’épouser Ernst-August de Hanovre. Pour un pays comme les Emirats, champion du multiculturalisme, quelle classe une telle union aurait eu. Je ne préjuge pas des relations de MBZ avec sa femme, mais c’est un peu triste parfois de voir cet homme en permanence solitaire dans l’exercice de ses fonctions. Ce serait plus joyeux, plus conforme à l’image des émirats, s’il avait comme Sheikh Mohamed à Dubai une femme à ses côtés dans certaines cérémonies officielles.

En Arabie Saoudite, MBS aurait bien besoin, lui aussi, plus que son mentor MBZ, d’une seconde épouse, saoudienne ou étrangère, pour lui prêter main forte.

Il doit être dans une drole de situation, MBS.

Il faut bien voir que Sara, la femme de MBS a épousé à 20 ans, un prince Saoud comme il y en a des centaines, un prince qui n’avait sans doute à l’époque pas l’ambition de monter sur le trône, tout au plus celui d’être gouverneur d’une province, et elle se retrouve 10 ans plus tard avec le prince héritier. Ce n’est pas le même niveau de pression d’être la femme du gouverneur d’une province saoudienne et celle du futur roi d’Arabie Saoudite. Ou comme on dirait dans une de mes anciennes vies, les spécifications ont un peu évolué.

C’est touchant dans ce contexte, je trouve, qu’il soit respectueux du désir d’anonymat de sa femme. Il me semble évident de la façon dont il en parle que MBS respecte sa femme et sans doute qu’il trouve auprès d’elle et de leurs enfants un refuge, une forme de normalité, une douceur peut-être qui doit contraster avec la violence de sa vie publique. Peut-être que son respect de leur anonymat est aussi indirectement lié à son désir à lui de conserver ce refuge autour de cette femme qu’on dit douce et réservée. Son fils lui-même paraissait réservé, à des années-lumière du gamin gâté qu’on pourrait imaginer.

Cette relation dit quelque chose de MBS. Le fait que leurs 4 enfants portent le nom de leurs 4 grands parents, Salman, Fahda, Mashour et Noura, ça aussi ça dit quelque chose de lui. Ce qui est étonnant quand on le connaît un peu, ce n’est pas qu’il soit marié à cette femme, c’est plutôt qu’il ne soit marié qu’à cette femme.

MBS a indiqué dans une interview il y a quelques mois qu’il ne cherchait pas de seconde épouse (ça m’avait fait pensé qu’il était sans doute sollicité), mais vous savez comme on dit, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. De nos jours, même le roi d’Arabie Saoudite gagnerait à avoir une épouse à ses côtés. Ce serait en même temps une révolution pour l’Arabie Saoudite qui n’a jamais eu de première dame, même si l’épouse du roi Fayçal, que les Saoudiens appellent affectueusement la reine Iffat (elle n’était pas officiellement reine) a été très active, mais sans apparaître publiquement aux côtés de son mari.

MBS gagnerait à avoir une femme qui joue le rôle d’un modèle. Bien sûr, au-delà de l’image, pour une épouse saoudienne et plus encore pour une épouse étrangère, la tâche ne serait pas facile. C’est une chose de donner un coup de frais à la monarchie britannique, à la pousser subtilement à s’interroger sur ses pratiques (j’ai lu que Meghan Markle avait refusé d’assister aux chasses royales), mais faire la même chose au Moyen-Orient, c’est une tout autre paire de manches. Un job à haut risque aussi, prévoyez donc un gilet pare-balles.

Pourtant, il me semble que les monarchies du Golfe gagneraient à sortir de leur entre-soi d’une façon ou d’une autre. Elles gagneraient à trouver quelqu’un qui apporte un vent de fraîcheur, une autre perspective.

Une Occidentale pourrait renvoyer aux pays du Golfe une perspective positive de leur culture que les citoyens de ces pays n’ont pas forcément toujours eux-mêmes. J’imagine à quel point les Monégasques devaient être fiers de voir une star américaine s’installer sur leur Rocher.

Globalement, il me semble aussi que la politique au Moyen-Orient porte parfois la marque de l’exaltation assez typique des mecs, vous savez, quand on les laisse un peu trop longtemps entre eux. C’est peut-être ça une partie du problème. Il faudrait peut-être veiller à ne pas laisser ces hommes trop longtemps entre eux.

Parfois, je me demande si certains de ces dirigeants ont jamais connu l’amour, le vrai, celui qui fait grandir, celui où on s’abandonne, celui où on se sent en paix avec soi-même. Il me semble que l’amour laisse une trace là où il passe.

“Never been loved...” c’est à mon avis l’un des problèmes de la région. Le prince ne s’en sort pas nécessairement mieux que l’homme de la rue...

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Mon amie Noor

Hymne à la joie