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Visite de MBS à Paris : il est venu, il a vu et il a souri... et maintenant ?

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  Le prince héritier saoudien est donc venu quelques jours en visite officielle à Paris. Il est venu, il a vu, il a souri et serré, sans doute, toutes les mains qu’on lui a tendues. Manifestement, une opération séduction. Mais cela suffira-t-il pour changer l’image qu’a l’Arabie Saoudite en France ? Le prince héritier saoudien est donc venu.  Et cette petite voix en moi de répondre “Voyons si ça change quelque chose”. J’ai un aveu à vous faire : depuis des mois, je m’intéresse à l’Arabie Saoudite et en particulier, à la façon dont ils communiquent, à la façon, aussi, dont on parle d’eux. C’est devenu une passion, presqu’une obsession. Chacun son truc. J’ai un temps pensé à en faire un sujet d’étude, j’ai essayé, mais il aurait fallu que je m’intéresse à tout un tas de sujets très éloignés de la péninsule arabe, alors qu’au fond, il n’y a vraiment que l’Arabie Saoudite qui m’intéresse. Même les Emirats, je m’en désintéresse mais ce n’est peut-être que...

2 ou 3 choses que je voulais vous dire, quand même, sur l'intervention saoudienne au Yemen

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  Alors qu’une plainte vise le prince héritier Saoudien, Mohamed ben Salman, pour “complicité de torture” pour des exactions commises au Yemen, alors que ce conflit revient en boucle dans les médias à l’occasion de sa visite en France, je souhaitais vous apporter quelques éclairages complémentaires, des choses qu’on lit peu dans les journaux, l’éclairage d’une Française qui vit dans le Golfe depuis presqu’une décennie. Pas de quoi dédouaner complètement les Saoudiens de leurs responsabilités dans la guerre du Yemen, mais certainement de quoi interroger nos propres positions vis à vis de ce conflit et vis à vis des Saoudiens. Je suis française, je vis dans le Golfe depuis des années, presqu’une décennie. Et depuis des années, j’observe comment en France,  on ne comprend quand même pas grand chose aux pays du Golfe. C’en est fascinant. Avec mes rares amis français, on dit parfois que c’était comme si à la vue de la tenue traditionnelle, nos neurones court-circuita...